Bienvenue aux voyageurs !
Que le soleil brille sur votre chemin!
| Janvier 2012 | ||||||||||
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J'ai passé l'éternité à t'attendre,
dans l'anti-chambre je pensais
que je te trouverais là allongée,
mais à la longue
j'ai pensé l'éternité
comme une idée bien ridicule
pour décrire le temps des pensées.
J'avoue ne vouloir abdiquer
la pleine conscience
sauf pour une onirique rencontre,
une caresse fabulée.
Et lorsque les jours auront rallongés,
que nous serons, visages éclatants,
sous le dais, enflammés et transis
nous échangerons nos vrais noms,
nos senhals aux sons charmants.
A la lueur des torches
nous lierons nos mains sur nos poitrines,
et écouterons le flux et le reflux
de nos repirations impatientes et fantasmées.
Il y a dans le ciel
Des volcans de titans
Aux radiations mortelles
Voit la ligne d’horizon
Et ces forts nucléaires
Est-ce qu’on s’enterre ?
Catastrophes sanitaires,
Tchernobyl en puissance
c'est un enfer!
Compagnons atomiques
Présidents inconscients
Laissera ton faire ?
O être humain souviens toi !
O frère de rien n’oublie pas.
Le poids des morts et des secrets
Le poids des morts et des secrets.
O être humain souviens toi !
O frère de rien n’oublie pas.
le prix que nous avons déjà payé
le prix que nous avons déjà payé
Y'as la pelle dans ma main
Mon portable peacemaker
Que puis-je en faire ?
Suis-je aveugle à ce point
C'était là d’vant mes yeux,
Ça y est c’est clair !
Ya le vent y’a la mer
Et les rayons solaires
Sur ton visage.
Et les fruits des vergers
Pas encore irradiés
Les paysages
O être humain quand t’y pense
O frère de rien soi tu penses
Ou nous serons tous maudits
Ou nous serons tous maudits
O être humain en errance
O frère de rien t’as une chance
Celle d’être toujours en vie
Celle d’être toujours en vie
Près de la cathédrale st front,
J’ai retrouvé les rues sans nom
Qu’au creux de ma prime jeunesse
J’ai arpenté l’esprit vagabond.
Sur le bord de l’isle, je scrute le pont
Des barils, où passent les bagnoles,
Et je ne remarque pas la cadence folle
des brumeux passants ni les klaxons.
A périgueux le soir venu
Les places à moitié vides
Me ramènent d’un pas avide
Vers les années de mon enfance.
Il y a en pétrocore des rivages modestes
Où j’aime me baigner
Et les places muettes, aux vagues motorisées
Sont les plages parfaites de mes songes.
J’hallucine et je crois voir les visages
Poupins d’anciens camarades d’écoles.
J’esquisse un sourire, et me rend compte
Bien vite, que l’on ne me rend point mon salut.
Dans la rue romaine je cherche le chemin
De mes souvenirs et me rappelle soudain les arènes !
Je foule les souvenirs-graviers, scène de marbre
En miette du théâtre de mes années lycéennes.
Je me retrouve en ces ruines
Me reconstitue pierre par pierre,
Ici un bras « château barrière »
Là ! un visage dans un reste de muraille.
La tour des gallo-romains résiste
Aux intempéries et ne trahis pas les rires
Enterrés, de mes camarades de jadis,
Sous les dalles de béton du musée vésunna.
Près de la porte normande au sommet de l’histoire
Je crois voir la belle romane
Qui s’en fuit dans le noir
Abandonnant un empire décadent.
Ce ne sont plus ces rues
Ou plus les mêmes personnes,
Vrai, je ne retrouverais plus
Mes tendres années d’automne.
Au port de St jean de luz
Il y a si je ne m’abuse
Des voiliers bigarrés en grappes serrées,
Qui lorsque le vent les fait s’agiter
Ressemblent à un buisson de clochettes
A l’entre d'une fée, qui coquette
Se serait maquillée de rouge et de vert
Pour mieux resplendir sur toutes les mers.
Au port de St jean de luz
On observe au loin les muses
Des marins revenir à tire d’ailes
suivant les bateaux, dans les flots pastels
Ponctuant leurs aériennes envolées
d’un rire puis plongeant sans crier
sur un trône, telles des blanches reines
partageant le secret des sirènes.
Exégèse