Bienvenue aux voyageurs !
Que le soleil brille sur votre chemin!
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Le sang est venu
Inondant l’étendard.
Et dans son cortège
La mort a pris sa part.
Elle ne dira mots,
à ceux qui subsisteront.
Mais tel un squelettique doigt
Au creux de l’orifice
Traversera le tympan
Pour corrompre l’âme des naïfs.
La grisaille naîtra
De cet accouplement
Et engendrera un ossuaire
Où la musique sera glaciale
Et lente comme l’agonie.
Le fil des temps boréaux
S’en est allé.
C’est la nuit d’opprobre
Qui s’est installé.
Pourtant une larme
Du passé lui comme rosée
En ces ténèbres.
Sur l’unique branche sauvegardée,
L’espoir peu ressurgir,
Mince comme la flamme,
D’un candélabre en pleine tempête.
Kiedr le Barde
Il s’est couché sur la terre comme un drap renversé
Qui s’élance vers le bas pour disparaître
en un gracieux éclats de salpêtre.
Le ciel est vide.
Un vide subjuguant par ce voile
Cette noirceur parsemée de scintillants reflets
Lointains grains de poussière.
Lorsqu’ Elin’ espère que son amant
se lèvera pour la sublimer encore
l’absent se désole de ne point être
aux firmament pour surgir
Couronné d’un halo
Et l’embrasser du regard.
S’apercevant qu’il n’est point
Au rendez vous espéré,
La nymphe pleure à l’aurore
Des gouttes de rosée.
Le levé de l’astre venant
Erenis sèche les larmes
De celle qui l’attend chaque nuit,
Sans relâche.
Le choix terrible : télé ou télé ?
Le sac est pesant.
Des couloirs gris
Sans soleil artificiellement
Illuminés par les néons
Criards et les sourires forcés.
Relève la tête vers le ciel,
Quand au dessus des villes
Noires et exsangues, les fumeroles
Chimiques et laids s’étendent.
Lance-toi vers la silhouette
A qui jamais tu n’avais parlé !
Et les écrans s’ensommeilleront
Tels des reliques du passé
Sans personne pour pousser le bouton
Ni pour y jeter un œil.
Faux décors et rires enregistrés,
Laisseront place au son argentin
D’un rire en direct
A gorge déployée.
La joie de vivre,
Sonnera comme une cloche
Longtemps restée muette.
Que tes rives sont belles en ce soir,
Où les reflets de nos logis brûlants,
Se diluent en toi comme dans un miroir.
Et que sombre le monde maintenant !
Puisque nous ne pourrons plus te voir,
sans que des flèches pleuvent en sifflant.
Que tes rives seront mortes et ternes,
Sans nos pêcheurs pour te draper
De leur filets dorénavant en bernes.
Et sombre le monde en ce moment dernier,
alors que se prépare le noir et maudit cairn,
Où nous enfermerons notre roi mort pour te garder !
Mais que tes rives demeureront belles à jamais,
Alors que nous les quittons de quelques mètres,
Pour ne plus connaître ton doux visage en paix.
Que sombre le monde par la dernière lettre
De cette ode à ta splendeur de jais !
Car nous mourrons tous avec elle en ce noir tertre.
Exégèse