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Calende

Février 2012
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Verbatim

Méditations

Lorsque l'esprit se fond
dans l'immense conscience
collective, ce fleuve furibond,
nous ne somme plus matière

il n'existe plus de "soi"
les perceptions décuplées
sont en même temps étouffées
en un paradoxal et vibrant émoi.

 

Bienvenue aux voyageurs !


 



Que le soleil brille sur votre chemin!
Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /Août /2008 10:01

Le sang est venu

Inondant l’étendard.

Et dans son cortège

La mort a pris sa part.

Elle ne dira mots,

à ceux qui subsisteront.

Mais tel un squelettique doigt

Au creux de l’orifice

Traversera le tympan

Pour corrompre l’âme des naïfs.

La grisaille naîtra

De cet accouplement

Et engendrera un ossuaire

Où la musique sera glaciale

Et lente comme l’agonie.

Le fil des temps boréaux

S’en est allé.

C’est la nuit d’opprobre

Qui s’est installé.

 

Pourtant une larme

Du passé lui comme rosée

En ces ténèbres.

Sur l’unique branche sauvegardée,

L’espoir peu ressurgir,

Mince comme la flamme,

D’un candélabre en pleine tempête.

 

Kiedr le Barde

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : Légendes - Communauté : Les portes du merveilleux.
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Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /Août /2008 09:59

Il s’est couché sur la terre comme un drap renversé

Qui s’élance vers le bas pour disparaître

en un gracieux éclats de salpêtre.

Le ciel est vide.

Un vide subjuguant par ce voile

Cette noirceur parsemée de scintillants reflets

Lointains grains de poussière.

 

Lorsqu’ Elin’ espère que son amant

se lèvera pour la sublimer encore

l’absent se désole de ne point être

aux firmament pour surgir

Couronné d’un halo

Et  l’embrasser du regard.

 

S’apercevant qu’il n’est point

Au rendez vous espéré,

La nymphe pleure à l’aurore

 Des gouttes de rosée.

 

Le levé de l’astre venant

Erenis sèche les larmes

De celle qui l’attend chaque nuit,

Sans relâche.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : Légendes - Communauté : Les portes du merveilleux.
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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 10:08

 

Le choix terrible : télé ou télé ?

Le sac est pesant.

Des couloirs gris

Sans soleil  artificiellement

Illuminés par les néons

Criards et les sourires forcés.

Relève la tête vers le ciel,

Quand au dessus des villes

Noires et exsangues, les fumeroles

Chimiques et laids s’étendent.

Lance-toi vers la silhouette

A qui jamais tu n’avais parlé !

Et les écrans s’ensommeilleront

Tels des reliques du passé

Sans personne pour pousser le bouton

Ni pour y jeter un œil.

Faux décors et rires enregistrés,

Laisseront place au son argentin

D’un rire en direct

A gorge déployée.

La joie de vivre,

Sonnera comme une cloche

Longtemps restée muette.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : Poème d'un objecteur de croissance
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Jeudi 29 mai 2008 4 29 /05 /Mai /2008 07:08


Que tes rives sont belles en ce soir,
Où les reflets de nos logis brûlants,
Se diluent en toi comme dans un miroir.

Et que sombre le monde maintenant !
Puisque nous ne pourrons plus te voir,
sans que des flèches pleuvent en sifflant.

Que tes rives seront mortes et ternes,
Sans nos pêcheurs pour te draper
De leur filets dorénavant en bernes.

Et  sombre le monde en ce moment dernier,
alors que se prépare le noir et maudit cairn,
Où nous enfermerons notre roi mort pour te garder !

Mais que tes rives demeureront belles à jamais,
Alors que nous les quittons de quelques mètres,
Pour ne plus connaître ton doux visage en paix.

Que sombre le monde par la dernière lettre
De cette ode à ta splendeur de jais !
Car nous mourrons tous avec elle en ce noir tertre.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes d'Erïa
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Jeudi 29 mai 2008 4 29 /05 /Mai /2008 07:06
Le silence a étendu son voile, les nuages ont couvert le soleil,
Et les lierres enserrent maintenant les murs
Décrépis des bâtisses, jadis flamboyantes merveilles.

Parfois quand le vent se lève on perçoit des murmures
Etouffés, comme des plaintes d'âmes tourmentées
Rappelant les êtres suppliciés qui y moururent.

Où sont passés les rires et les chants déclamés ?
Où sont partis les instants de bonheur des immortels ?
Ils ont pourri et fané comme des fleurs arrachées.

La magnificence et la blancheur de l'architecture
Est maintenant réduite à un amas de pierres fracassées et noircies.
Et la cloche s'est tue pour toujours dans la cité du soleil.

Sur la place, prés de la fontaine bleu turquoise,
Les mosaïques sont devenues des amas de poussière,
Que la statue démembrée de Telcarfinn' toise.

La végétation, comme pour ce qui reste sauvegarder,
Lie les derniers vestiges de la cité blonde.
Elle se rappelle de la fuite des Nayadrims, ses frères décimés.

Les arbres ont perdu leurs pasteurs attentifs à la douceur féconde,
Jamais plus ils n'entendront les voix amicales,
Les mélodieuses paroles, et ils pleurent sur le monde.

Au loin dans la forêt, les oiseaux sont muets et pâles,
Leur nombre décroît à mesure que le temps passe.
Et la cloche s'est tue pour toujours dans la cité du soleil.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes d'Erïa
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