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Calende

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Verbatim

Méditations

Lorsque l'esprit se fond
dans l'immense conscience
collective, ce fleuve furibond,
nous ne somme plus matière

il n'existe plus de "soi"
les perceptions décuplées
sont en même temps étouffées
en un paradoxal et vibrant émoi.

 

Bienvenue aux voyageurs !


 



Que le soleil brille sur votre chemin!
Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 10:23
Dans la forêt aux feuilles rousses,
au centre d'un cercle de flammes vacillantes
fut édifié il y a plusieurs millénaires entre mousse
et bruyère un temple aux colonnes éclatantes.

Jadis la Sybille officiait en la nef bleue
 la clairvoyante et sage Sulinada Elion,
sous le dôme, où l'oculus nimbait d'un lumineux
halo les mosaïques du bassin de divination.

Dans la forêt de nivendar, les arbres s'ensommeillent,
et les ruisseaux pleurent la devineresse.
nul bruit dans les salles, nul rayon de soleil,
et les pierres désormais sont muettes de tristesse.

Pourtant dans les niveaux inférieures si sombres
demeure un héritage immense,
qui bien caché attend la renaissance,
une sagesse longtemps demeurée dans l'ombre.

Dans la forêt que les hommes maudissent
il y a pourtant la clef des siècles à venir
derrière le cénacle oublié de ceux qui respirent
dort patiemment le secret des abysses.

 





Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes d'Erïa - Communauté : Les portes du merveilleux.
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 15:14

 

Tout d’abord Cordoue, et ses ruelles du quartier de l’albaizin

Comme de labyrinthiques encenseurs nous perdent en son ventre,

Puis la chaleur accablante de ce corps urbain

Nous conduit sans que nous y prenions garde

Devant la façade ouvragée de la cathédrale mosquée.

 

Cordoue et la mezquita fabuleuse

Où nos corps s’oublient, se fondent, en milliers de colonnes

Dans l’ombre on perd conscience du temps, égarés corps et âme,

L’âme jadis prisonnière n’est plus que subsistance éthérée en cette édifice

Il y a comme une essence divine qui nous révèle

 le temps d’une balade un feux d’artifice Intérieur,

une ribambelles de figures inconnues venues des limbes de nos existences.

Au centre une cathédrale lumineuse, dorées à l’or fin exubérante

Autour une forêt de colonnes de marbre, en frondaison religieuse

Muette et immobile, géants de pierre aux ramures infinies

Nous transporte, nous véhicule, comme un tapis volant titanesque

vers cette terre promise d’un lointain passé.

 

Cordoue la nuit, et ses flammes comme des étoiles

Qui éclairent d’une lumière dorées toutes les façades

L’éternelle cordoue venue d’un conte de shérazad

Des milles et une nuits, soulève pour nous son voile

Et devient le temps d’un soir la concubine intrigante

Qui nous guide et de nous subjugue.

 

Sur le pont romain, le son étouffé d’un chant

Nous parvient. Du flamenco comme un puissant elixir

Nous laisse sans voix au bord du guadalquivir.

Les mains claques à un rythme endiablé,

Les femmes esquissent des pas de danse,

Et les rires des jeunes personnes résonnent

Comme pour désacraliser cette cérémonie andalouse

Qui se prolonge jusqu’au petit matin.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes - Communauté : Les portes du merveilleux.
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /Oct /2008 08:50

Des brumes des lacs du nord aux tertres déchus,

Des mers septentrionales aux monts de neiges écrues

Une seule idée rassemble et déchire les hommes sans foi

Un seul mot les pousse de la vie si fragile au trépas,

 

La guerre, sanglante et terrible, en fumée de cadavre

Morne, et étouffante s’insinue dans le havre

De mes espoirs et la vie commence de me quitter

Lorsque je serre le pommeau de mon épée.

 

La rumeur de la bataille se prolonge à mes oreilles

Et il bat ma tempe de ses coups acérés

Au diable la vie que j’avais sous le soleil !

Maintenant que je sens la mort arriver.

 

L’imminence du choc aiguise mes sens

Je plonge peu à peu dans une transe

et crois percevoir une présence divine

Brûler mon âme et dévaler mon échine.

 

Mais, la peur me quitte car elle est battue

Par une idée plus implacable qu’elle :

L’acceptation du sort qui m’ait échue

Et le rendez vous avec la faucheuse éternelle.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes d'Erïa - Communauté : Les portes du merveilleux.
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /Oct /2008 08:46

L’égale des Néréides

 

Allongée ; Son corps immobile,

Irradiait d’une blanche candeur

Que seul jadis les Néréides

Pouvaient égaler en grâce.

 

La courbe de son dos

Se perdait jusqu’à l’arrondie

De ses hanches dénudées

Et sur ses cuisses allongées

 

Un voile de soie reposait, épousant

La ligne frissonnante de ses reins.

Son visage encadré d’or

Etait l’allégorie embrasée

De l’évanescence incarnée.

 

Sur moi alors tomba le voile

Le doux linceul royal

Qui me serre encore le cœur

Par tempête ou chagrin

Et qui sèche mes larmes.

 

Et lorsque S’épanche,

 en perles diaphanes

l’essence de mon âme

Je crois défaillir, disparaître

Tout contre son sein.

 

Je murmure son nom : Lisalen !

Pour que s’éveille son esprit,

Et je prie le ciel de me laisser

Vivre près d’elle, et puis mourir.

 

Mais la cloche sonne dans le matin,

 je dois partir à la bataille.

Il me faut  remettre à plus tard

 mes rêves brillants d’opales

et espérer en des lendemains plus calmes.

 

Et Sur moi tombe alors le voile

Le doux linceul royal

Qui me serre encore le cœur

Par tempête ou chagrin

Et qui sèche mes larmes.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes d'Erïa
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Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /Août /2008 10:06

C’est un navire immaculé à la proue fine,

Que les embruns musqués fouettes comme un pur sang,

Courant majestueux dans une prairie marine

Vers l’horizon rougie par le soleil couchant.

 

C’est un navire nimbé d’une aura grandiose,

Qui fend les flots pastel de sa coque lustrée,

Comme jadis ceux des immortels, effilés,

Bravaient les éléments et ses métamorphoses.

 

Voyez ce fier cygne filer comme le vent ,

Les dauphins le suivent en s’amusant,

Et le reconnaisse pour frère.

 

N’accablons pas celui qui s’en va vers le levant,

 il a la tristesse pour amant,

Et le temps sera pour lui si amer.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes d'Erïa - Communauté : Les portes du merveilleux.
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