Bienvenue !
Que le soleil brille sur votre chemin!
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
Méditations
Que le soleil brille sur votre chemin!
« Eh bien, ne restez pas là mes amies ! je suis son frère et non le Croc-givre
lui-même ! » et il rit en silence.
-Descendez vite ! crac ! je peux vous aider dans votre quête.
Les deux intruses arrivèrent en bas des marches et écoutèrent les explications de l'être de bois.
-Je peux vous protéger quelque temps contre mon frère. Crrrrrr ! Lorsqu'il saura que vous êtes là je le retarderai pour que vous puissiez fuir...
Il laissa passer un moment comme s'il jaugeait ses interlocutrices.
Je vous reconnais, vous êtes sa sœur ! Allez-y, vous pouvez sauver Unarion, il n'est pas encore trop tard.
-Pourquoi nous aideriez-vous ? lui lança la jeune femme
-Parce que moi aussi j'ai subi les mauvais traitements de mon frère,
Il m'a transformé en escalier pour que je ne parle pas des actes terribles qu'il a commis...mais il a oublié que sans sa pierre je suis presque aussi fort que
lui.
CRRRICC !
Vous devez y aller maintenant, le temps presse ! Subtilisez le à son gardien, je vous mettrai à l'abri un temps au moins.
La corneille acquiesça, et elles quittèrent l'escalier pour emprunter les catacombes. Outre le mugissement du vent infiltré par quelque prise d'air, on percevait un vrombissement étouffé par l'écho.
-Quel est ce bruit ? Chuchota la fileuse
-Ce sont les rats dit la corneille avec une peur non dissimulée...Ici vit le roi des rats, il est le geôlier du Thorn mais il n'obéit qu'à lui-même car dans ces catacombes il est le maître. Personne ne sait quand il s'est établi ici. Sûrement bien avant que le château soit construit.
Voici ce que disait de lui un barde jadis :
Sous la voûte humide grouillent des rats,
Innombrable armée aux longues incisives,
ils surmontent la force pour envahir les
catacombes,
et grignotent les tréfonds jusqu'à l'obscurité.
En leur antre où la putréfaction règne,
où ils pullulent, amoncelant la vermine,
Siège un sombre despote loqueteux,
qui par démence se nomme : Roi.
- Brrrrr ça fait froid dans le dos, fit Imiandë
Les deux compagnes débouchèrent dans une salle voûtée éclairée par d'ingénieuses fentes captant la lumière venue du monde de la surface.
Cette salle de grande taille laissait des recoins non éclairés, mais Imiandë se doutait que dans l'obscurité grouillaient des rats plus nombreux que ce qu'elle pouvait imaginer.
Il y avait plusieurs portes taillées dans la roche. Elles ne voyaient pour le moment nulle trace de Négal ! C'était une aubaine.
-Vite ! lança la corneille, nous n'avons qu'à trouver quelle porte mène jusqu'à mon frère.
Au moment où Imiandë allait s'engouffrer sous la première porte, une voix grave aussi glacée que la mort retentit comme l'indice d'une très sombre présence.
« Que les souris paraissent faibles et désemparées, que leur chair rose et sucrée nous délectera. Mes doux amis vont sûrement se régaler, quand viendra enfin l'heure du repas... » Un homme apparut dans un rais de lumière. Il portait une balafre allant de l'œil à la lèvre comme une médaille de guerre et une barbe noire et drue lui mangeait le visage.
Ses yeux pareils à des lames de couteau brillaient dans l'obscurité, et lui donnaient l'air d'un fou.
-Mais j'aimerais que l'on m'explique ce que font deux souris dans l'antre du roi des rats...
-Eh bien monsieur, nous venons chercher mon frère coassa la corneille d'un air de défi. Et vous feriez mieux de nous le rendre rapidement sans quoi nous devrons...
-Oh là ! des menaces ? fit le roi des rats doucement.
Ecoutez moi bien je suis chargé de garder ici celui que vous nommez votre frère...il est ici parce qu'il ferait paraît-il un bon goûter pour mes amis...
-Mais...lança la jeune fileuse.
-Mais..Je n'ai pas fini intervint sèchement Négal. Puisque je suis joueur, et que je n'obéis qu'à mes plans, je vais vous accorder une chance infime de récupérer votre petit Unarion.
Voyez vous continua-t-il, j'ai élaboré un labyrinthe parfait, qui part de la seconde porte qui est là bas. Si vous revenez vivantes avec votre petit protégé, peut-être alors consentirais-je à le libérer.
-Mais...voulut intervenir la corneille
- Sachez que le mot « Mais » n'existe pas dans mon royaume. Ou alors seulement s'il est suivi des mots : certainement, oui, bien sûr...
Alors à votre place je me dépêcherais de partir avant que je ne change d'avis.
Exégèse