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Calende

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Verbatim

 

Méditations

Lorsque l'esprit se fond
dans l'immense conscience
collective, ce fleuve furibond,
nous ne somme plus matière

il n'existe plus de "soi"
les perceptions décuplées
sont en même temps étouffées
en un paradoxal et vibrant émoi.

 

 

 

 

Bienvenue !


 
 Que le soleil brille sur votre chemin!

Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 11:27
Labyrinthe. Ce mot prenait tout son sens en ces lieux. La jeune femme et l’oiseau savaient qu’elles avaient peu de chance d’en réchapper, mais c'était une question de vie ou de mort…il fallait sauver Unarion ! D’apparence ces couloirs avaient l’air d’honnêtes murs assez bien conçus…mais en réalité c’était là l’œuvre du roi des rats et rien de ce qu’il faisait n’était sans malignité. Les couloirs bougeaient sans cesse, si bien qu’elles pourraient finir écrasées rapidement. Elles succomberaient peut-être de cette manière …mais il y en avait surement bien d’autres en ce lieux, car qui pouvait savoir de quoi ce Négal était capable ? Imiandë sortit sa pelote de laine, la fixa à un reposoir de torche vide et commença de lâcher du lest à mesure qu’elles progressaient. Il faisait assez sombre dans ce dédale. La corneille voletait devant se servant de sa vue perçante comme vigie. La jeune fille mettait la main droite sur la paroi de droite et avançait le plus rapidement possible. Mais le couloir suivant déboucha sur un cul de sac. La corneille se lamenta :
-Nous sommes perdues, nous ne trouverons jamais notre chemin !que va devenir Unarion…
-Tu as oublié notre fil de laine la rassura Imiandë, rebroussons chemin et reprenon le couloir où nous avancions avant d’arriver devant ce mur. Allez, ne perdons pas espoir ! D’un coup les parois parurent bouger à une vitesse terrifiante et Imiandë et la corneille comprirent que le labyrinthe cherchait à les détourner du bon chemin.
-C’est par là dit-elle, j’en suis presque certaine ! Passant devant la jeune fille, l’oiseau poussa un cri de joie. Au moment où elle débouchait dans un corridor long et moite, elles aperçurent une forme massive, dont elles ne savaient que penser. Ce n’était assurément pas le petit Unarion. Ce furent les yeux de l’oiseau qui comprirent que la forme était en fait….le Croc-givre ! -C’est lui c’est le croc givre ! fuyons ! Elles prirent leurs jambes à leur cou et firent une centaine de mètres la peur au ventre. Mais, alors qu’elles s’attendaient à être rattrapées, lorsqu’elles se retournèrent, il n’y avait que le vent sifflant dans le couloir.
 -Quel est ce prodige ! Avons-nous réussi à le semer ?
 -Cela est heureux répondit la corneille, car je pensais bien notre dernière heure arrivée ! et…pfft ! il a disparu.
-Je jurerais qu’il était réel, mais mon cœur me dit que cela était une création du labyrinthe…il veut nous repousser hors du bon chemin.
-Allons voir s’écria l’oiseau. Elles se rendirent à l’évidence, ce n’était pas le Croc givre, mais c’était une image comme un portrait peint de façon saisissante.
-Elles entendirent distinctement le rire sarcastique du Roi des rats. Il se jouait d’elles comme l’on prend plaisir à voir le comportement de rongeur au cours d’une expérience pour le moins risquée.
-Ne perdons pas courage ! lança Imiandë en se tenant droite. Passons cette porte et nous trouverons bien notre chemin à travers les embûches. Elles laissèrent là le faux Thorn qui continuait de les regarder de ses yeux de fauve. Elles progressèrent rapidement voyant les murs se rapprocher jusqu’à ne presque plus leur laisser la place de passer.
-Attention cria la corneille ! mais trop tard ! le mur avait bloqué le sabot d’Imiandë, il commençait à lui toucher la jambe…prestement la fileuse abandonna sa chausse. Il ne fallut pas beaucoup attendre pour que le bois soit broyé par les murs comme une coquille de noix.
-Ouf souffla la fileuse ! C’était juste ! Elle tenait toujours sa pelote de laine à la main et de l’autre se positionna contre la paroi de droite.
-Ne perdons pas de temps ! Coassa la corneille. Les couloirs défilèrent comme si le feu lui-même couvait sous leurs pieds. Elles sentaient qu’elles n’étaient pas loin du but. Elles prirent encore à droite et oh ! il y avait un petit garçon amaigri attaché par une chaîne au mur. Il appela : « Soeurette ! Soeurette ! ». Elles foncèrent littéralement pour le libérer de ses entraves. Alors que la jeune fileuse pensait pouvoir le toucher il se révéla être une nouvelle illusion du labyrinthe. Au même moment, elles entendirent un « clic » très léger et trois flèches sifflèrent dans l’obscurité, dont l’une punaisa au mur la pauvre corneille.
-Oh , non ! cria Imiandë réagissant avec célérité, elle détacha l’oiseau qui par chance n’avait été placardé que par une de ses ailes. La corneille avait perdu quelques plumes dans l’affaire mais était toujours vivante. Le rire du roi des rats retentit à nouveau porté par l’écho du labyrinthe.
-Nous ne nous rendrons pas ! hurla la jeune fileuse.
-Continuons je pense que nous touchons au but ! jugea la corneille. Les intruses avaient déjà échappé à plusieurs morts, mais la chance avait été jusque là avec elles. Mais en serait-il toujours ainsi ? se demandait Imiandë.

(à suivre)
Par Guillaume Lebrin - Publié dans : Contes
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