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Calende

Juin 2012
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Verbatim

 

Méditations

Lorsque l'esprit se fond
dans l'immense conscience
collective, ce fleuve furibond,
nous ne somme plus matière

il n'existe plus de "soi"
les perceptions décuplées
sont en même temps étouffées
en un paradoxal et vibrant émoi.

 

 

 

 

Bienvenue !


 
 Que le soleil brille sur votre chemin!

Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 11:34
Elles percevaient leur respiration et voyaient la fumée sortir de leur bouche.

La température dans la direction qu'elles prenaient était glaciale.

-Brrrrrr ! on se gèle les plumes ici, claqua la corneille.

Imiandë souffla dans le creux de ses paumes et les frotta l'une contre l'autre.

Elles avaient peine à voir maintenant dans ces ténèbres, chandelles éteintes, elles tentaient de décider par où se diriger quand elles entendirent un crissement léger leur parvenir, et une petite voix apeurée s'enquérir :

-Qui...qui va là... ?

Cette fois-ci c'était son frère, l'oiseau avait reconnu sa voix, elle voleta donc jusqu'à lui.

Imiandë eut plus de difficulté à la suivre, car elle n'avait pas les mêmes yeux que la corneille. Elle avança à tâtons dans l'obscurité repérant à leur voix ses compagnons :

-Sœurette ! comme je suis content de te revoir...

-Mon pauvre Unarion...tu n'as rien ?

-J'ai faim, mais je n'ai rien de cassé lui répondit le petit garçon.

Pendant qu'ils continuaient de parler, Imiandë avait réussi à les retrouver.

Mais alors qu'elle posait le pied sur la dalle jouxtant Unarion, elle mit en marche un mécanisme. Un bruit démoniaque retentit alors : « Clac, clac, clac, clac... » les rouages s'ébranlaient et le plafond s'abaissait sur les pauvres malheureux.

-Comment allons nous arrêter ce piège ? s'écria la corneille.

Imiandë se dit qu'il n'y avait pas le temps de tergiverser, elle devait libérer le garçon et s'enfuir. C'est alors qu'elle se rappela avoir son aiguille à tricoter.

Elle la sortit, prit le cadenas qui liait les chaînes d'Unarion entre ses mains fines et commença à farfouiller à l'intérieur de la serrure.

Les rouages continuaient de fonctionner et il ne leur était bientôt plus possible de se tenir debout. Cette maudite serrure ne voulait pas céder !

Clac , clac , clac, le plafond s'abaissait encore.

Des gouttes de sueur perlaient sur le visage de la fileuse.

-Dépêche toi ! lui intima la corneille.

Clac, clac.. le petit garçon pleurait à genoux.

Aidez moi pensa-t-elle ne sachant qui pouvait l'aider..., et tout d'un coup elle entendit un « tac » dont elle comprit la signification.

-allez Unarion, faufile toi par là, je te suis ! ordonna-t-elle

La corneille les attendait là où le plafond ne s'abaissait pas.

Encore une fois, ils en réchappèrent in extremis.

Le roi des rats ne riait plus, et là où il était il ne devait pas être satisfait.

S'époussetant, Imiandë reprit son fil de laine et annonça :

-Le roi des rats s'attend à ce que l'on cherche la sortie, mais pas à ce que nous rebroussions chemin. C'est pourquoi notre fil de laine va être précieux.

Suivez moi !

Les compagnons firent chemin inverse et n'eurent point de mal à éviter les pièges déjà connus.

Finalement ils se retrouvèrent tous trois à l'entrée du labyrinthe, la où le roi des rats les attendait.

- les souris ont triomphé de mes pièges, mais elles ont eu de la chance. Et finalement que ferais-je, faudrait-il les libérer ou faire bombance ? ...

Négal se parlait à lui-même, sans regarder ses hôtes.

-Vous devez respecter votre parole, messire, lui rappela Imiandë.

-Un roi n'a pas de parole à donner, attendu qu'il ne peut pas se trahir s'il change d'avis, car c'est lui qui impose ses édits...il n'a plus, si cela lui chante, qu'à en changer... et il rit à ses mots.

-Néanmoins... ajouta-t-il puisque je suis joueur, et que je ne respecte que mes règles, je vais tout miser sur ces dès. Il agita dans sa main quatre dés, quatre dés de couleurs différentes pour différencier l'unité de la dizaine, ou la centaine du millier.

-Si vous réalisez les plus gros nombres, alors je vous libèrerai, annonça Negal les yeux brillants.

...la corneille allait s'exprimer et elle tenta un « mais... ».

-Non taisez vous ! les tança-t-il.

Il secoua ses dés et les jeta :

-6563!

Il souriait déjà de toutes ses dents, car il pensait avoir fait le nécessaire.

-à vous ! il les toisa en leur donnant les dés.

La corneille les mit dans son bec avec dextérité et les lança si brusquement qu'ils furent éparpillés aux quatre coins de la salle.

Il fallut quelque temps pour se rendre compte que le chiffre des milliers était 6 et que celui des centaines était 5, ce qui faisait pour l'instant une égalité parfaite...

On retrouva le dé rouge des dizaines et c'était un 6 aussi !

-Décidément vous avez de la chance ! maugréa le roi des rats, mais voyons maintenant le dernier chiffre...

Il s'avança lui-même vers le dernier qui s'était arrêté non loin de la porte du labyrinthe...

Poussant un cri il donna un grand coup de pied dans le dé en hurlant d'une voix de dément :

-Un 4 ! un 4 ! un quaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaatre ! par la peste et le choléra !

Un 4 ! hors de ma vue sale vermine ! vous n'êtes pas dignes de figurer dans le ventre de mes amis, sortez d'ici et ne revenez plus jamais ! un quaaaaaaatre !

Et il continua de crier de façon inintelligible, alors que les compagnons s'en furent en direction des catacombes.


 

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : Contes
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