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Calende

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Verbatim

 

Méditations

Lorsque l'esprit se fond
dans l'immense conscience
collective, ce fleuve furibond,
nous ne somme plus matière

il n'existe plus de "soi"
les perceptions décuplées
sont en même temps étouffées
en un paradoxal et vibrant émoi.

 

 

 

 

Bienvenue !


 
 Que le soleil brille sur votre chemin!

Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 10:45

 

 

Près de la cathédrale st front,

J’ai retrouvé les rues sans nom

Qu’au creux de ma prime jeunesse

J’ai arpenté l’esprit vagabond.

 

Sur le bord de l’isle, je scrute le pont

Des barils, où passent les bagnoles,

Et je ne remarque pas la cadence folle

des brumeux passants ni les klaxons.

 

A périgueux le soir venu

Les places à moitié vides

Me ramènent d’un pas avide

Vers les années de mon enfance.

 

Il y a en pétrocore des rivages modestes

Où j’aime me baigner

Et les places muettes, aux vagues motorisées

Sont les plages parfaites de mes songes.

 

J’hallucine et je crois voir les visages

Poupins d’anciens camarades d’écoles.

J’esquisse un sourire, et me rend compte

Bien vite, que l’on ne me rend point mon salut.

 

Dans la rue romaine je cherche le chemin

De mes souvenirs et me rappelle soudain les arènes !

Je foule les souvenirs-graviers, scène de marbre

En miette du théâtre de mes années lycéennes.

 

Je me retrouve en ces ruines

Me reconstitue pierre par pierre,

Ici un bras « château barrière »

Là ! un visage dans un reste de muraille.

 

La tour des gallo-romains résiste

Aux intempéries et ne trahis pas les rires

Enterrés, de mes camarades de jadis,

Sous les dalles de béton du musée vésunna.

 

Près de la porte normande au sommet de l’histoire

Je crois voir la belle romane

Qui s’en fuit dans le noir

Abandonnant un empire décadent.

 

Ce ne sont plus ces rues

Ou plus les mêmes personnes,

Vrai, je ne retrouverais plus

Mes tendres années d’automne.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes - Communauté : Les portes du merveilleux.
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