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Calende

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Verbatim

 

Méditations

Lorsque l'esprit se fond
dans l'immense conscience
collective, ce fleuve furibond,
nous ne somme plus matière

il n'existe plus de "soi"
les perceptions décuplées
sont en même temps étouffées
en un paradoxal et vibrant émoi.

 

 

 

 

Bienvenue !


 
 Que le soleil brille sur votre chemin!

poèmes d'Erïa

Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 10:23
Dans la forêt aux feuilles rousses,
au centre d'un cercle de flammes vacillantes
fut édifié il y a plusieurs millénaires entre mousse
et bruyère un temple aux colonnes éclatantes.

Jadis la Sybille officiait en la nef bleue
 la clairvoyante et sage Sulinada Elion,
sous le dôme, où l'oculus nimbait d'un lumineux
halo les mosaïques du bassin de divination.

Dans la forêt de nivendar, les arbres s'ensommeillent,
et les ruisseaux pleurent la devineresse.
nul bruit dans les salles, nul rayon de soleil,
et les pierres désormais sont muettes de tristesse.

Pourtant dans les niveaux inférieures si sombres
demeure un héritage immense,
qui bien caché attend la renaissance,
une sagesse longtemps demeurée dans l'ombre.

Dans la forêt que les hommes maudissent
il y a pourtant la clef des siècles à venir
derrière le cénacle oublié de ceux qui respirent
dort patiemment le secret des abysses.

 





Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes d'Erïa - Communauté : Les portes du merveilleux.
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /Oct /2008 08:50

Des brumes des lacs du nord aux tertres déchus,

Des mers septentrionales aux monts de neiges écrues

Une seule idée rassemble et déchire les hommes sans foi

Un seul mot les pousse de la vie si fragile au trépas,

 

La guerre, sanglante et terrible, en fumée de cadavre

Morne, et étouffante s’insinue dans le havre

De mes espoirs et la vie commence de me quitter

Lorsque je serre le pommeau de mon épée.

 

La rumeur de la bataille se prolonge à mes oreilles

Et il bat ma tempe de ses coups acérés

Au diable la vie que j’avais sous le soleil !

Maintenant que je sens la mort arriver.

 

L’imminence du choc aiguise mes sens

Je plonge peu à peu dans une transe

et crois percevoir une présence divine

Brûler mon âme et dévaler mon échine.

 

Mais, la peur me quitte car elle est battue

Par une idée plus implacable qu’elle :

L’acceptation du sort qui m’ait échue

Et le rendez vous avec la faucheuse éternelle.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes d'Erïa - Communauté : Les portes du merveilleux.
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /Oct /2008 08:46

L’égale des Néréides

 

Allongée ; Son corps immobile,

Irradiait d’une blanche candeur

Que seul jadis les Néréides

Pouvaient égaler en grâce.

 

La courbe de son dos

Se perdait jusqu’à l’arrondie

De ses hanches dénudées

Et sur ses cuisses allongées

 

Un voile de soie reposait, épousant

La ligne frissonnante de ses reins.

Son visage encadré d’or

Etait l’allégorie embrasée

De l’évanescence incarnée.

 

Sur moi alors tomba le voile

Le doux linceul royal

Qui me serre encore le cœur

Par tempête ou chagrin

Et qui sèche mes larmes.

 

Et lorsque S’épanche,

 en perles diaphanes

l’essence de mon âme

Je crois défaillir, disparaître

Tout contre son sein.

 

Je murmure son nom : Lisalen !

Pour que s’éveille son esprit,

Et je prie le ciel de me laisser

Vivre près d’elle, et puis mourir.

 

Mais la cloche sonne dans le matin,

 je dois partir à la bataille.

Il me faut  remettre à plus tard

 mes rêves brillants d’opales

et espérer en des lendemains plus calmes.

 

Et Sur moi tombe alors le voile

Le doux linceul royal

Qui me serre encore le cœur

Par tempête ou chagrin

Et qui sèche mes larmes.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes d'Erïa
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Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /Août /2008 10:06

C’est un navire immaculé à la proue fine,

Que les embruns musqués fouettes comme un pur sang,

Courant majestueux dans une prairie marine

Vers l’horizon rougie par le soleil couchant.

 

C’est un navire nimbé d’une aura grandiose,

Qui fend les flots pastel de sa coque lustrée,

Comme jadis ceux des immortels, effilés,

Bravaient les éléments et ses métamorphoses.

 

Voyez ce fier cygne filer comme le vent ,

Les dauphins le suivent en s’amusant,

Et le reconnaisse pour frère.

 

N’accablons pas celui qui s’en va vers le levant,

 il a la tristesse pour amant,

Et le temps sera pour lui si amer.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes d'Erïa - Communauté : Les portes du merveilleux.
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Jeudi 29 mai 2008 4 29 /05 /Mai /2008 07:08


Que tes rives sont belles en ce soir,
Où les reflets de nos logis brûlants,
Se diluent en toi comme dans un miroir.

Et que sombre le monde maintenant !
Puisque nous ne pourrons plus te voir,
sans que des flèches pleuvent en sifflant.

Que tes rives seront mortes et ternes,
Sans nos pêcheurs pour te draper
De leur filets dorénavant en bernes.

Et  sombre le monde en ce moment dernier,
alors que se prépare le noir et maudit cairn,
Où nous enfermerons notre roi mort pour te garder !

Mais que tes rives demeureront belles à jamais,
Alors que nous les quittons de quelques mètres,
Pour ne plus connaître ton doux visage en paix.

Que sombre le monde par la dernière lettre
De cette ode à ta splendeur de jais !
Car nous mourrons tous avec elle en ce noir tertre.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes d'Erïa
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Jeudi 29 mai 2008 4 29 /05 /Mai /2008 07:06
Le silence a étendu son voile, les nuages ont couvert le soleil,
Et les lierres enserrent maintenant les murs
Décrépis des bâtisses, jadis flamboyantes merveilles.

Parfois quand le vent se lève on perçoit des murmures
Etouffés, comme des plaintes d'âmes tourmentées
Rappelant les êtres suppliciés qui y moururent.

Où sont passés les rires et les chants déclamés ?
Où sont partis les instants de bonheur des immortels ?
Ils ont pourri et fané comme des fleurs arrachées.

La magnificence et la blancheur de l'architecture
Est maintenant réduite à un amas de pierres fracassées et noircies.
Et la cloche s'est tue pour toujours dans la cité du soleil.

Sur la place, prés de la fontaine bleu turquoise,
Les mosaïques sont devenues des amas de poussière,
Que la statue démembrée de Telcarfinn' toise.

La végétation, comme pour ce qui reste sauvegarder,
Lie les derniers vestiges de la cité blonde.
Elle se rappelle de la fuite des Nayadrims, ses frères décimés.

Les arbres ont perdu leurs pasteurs attentifs à la douceur féconde,
Jamais plus ils n'entendront les voix amicales,
Les mélodieuses paroles, et ils pleurent sur le monde.

Au loin dans la forêt, les oiseaux sont muets et pâles,
Leur nombre décroît à mesure que le temps passe.
Et la cloche s'est tue pour toujours dans la cité du soleil.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes d'Erïa
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Jeudi 29 mai 2008 4 29 /05 /Mai /2008 07:05
Les Sulikants

Crache le feu
Aux sombres chevaliers
Errants. Gare au lance-flammes !

Ces pillards de squelettes en fuite
Ont peur. L'ombre ailée est sur eux
Des écailles frôlent leur tête

Epouvantés, aux billes rondes,
Ecarquillées jusqu'à ce que la gueule
Se referme.

La précipitation leur ôte
Le peu de jugement qu'ils avaient
Et un requiem lancinant

Un linceul blanc dévale l'échine
De ces pauvres damnés.
Le roussie à peine éteint dans le dos,

Le seul survivant s'élance
Dans le souterrain
Oblong et humide.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes d'Erïa
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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 11:45
Les jours s'en vont, les jours s'en vont,
Mais le soleil éclaire,
En ami fidèle et sincère,
De ses chaleureux rayons.

Les jours s'en vont, les jours s'en vont,
Mais rien ne se perd,
Des landes austères,
Aux graves raidillons.

Les jours s'en vont, les jours s'en vont,
Mais chacun espère,
En des lendemain plus clairs,
Aux glorieux sons.

Les jours s'en vont, les jours s'en vont,
Mais ils sont le départ clair
D'un chemin long et vert,
Qui suit nos décisions.

 

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes d'Erïa
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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 11:42
En Weyrid où blondissaient les blés
Le matin s'éveille toujours d'un bond
Derrière les sommets des monts
Argentés par l'éternelle
Neige des glaciers immaculés
Où dorment les rois de jadis.

En Weyrid où blondissaient les blés
L'orange ne se couche et resplendit
Encore à son zénith ; les sources
Continuent leur périple
Sonore et gracile
A coté des ruines des immortelles.

En Weyrid où blondissaient les blés
Quand vient la nuit
Les papillons s'ébattent
Devant la lune
Et butinent les pistils
Sur les tombes oubliés.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes d'Erïa
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