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Calende

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Verbatim

 

Méditations

Lorsque l'esprit se fond
dans l'immense conscience
collective, ce fleuve furibond,
nous ne somme plus matière

il n'existe plus de "soi"
les perceptions décuplées
sont en même temps étouffées
en un paradoxal et vibrant émoi.

 

 

 

 

Bienvenue !


 
 Que le soleil brille sur votre chemin!

poèmes

Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 14:44

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J'ai passé l'éternité à t'attendre,

dans l'anti-chambre je pensais

que je te trouverais là allongée,

 mais à la longue

 j'ai pensé l'éternité

comme une idée bien ridicule

pour décrire le temps des pensées.

J'avoue ne vouloir abdiquer

la pleine conscience

sauf pour une onirique rencontre,

une caresse fabulée.

Et lorsque les jours auront rallongés,

que nous serons, visages éclatants,

sous le dais, enflammés et transis

nous échangerons nos vrais noms,

nos senhals aux sons charmants.

A la lueur des torches

nous lierons nos mains sur nos poitrines,

et écouterons le flux et le reflux

de nos repirations impatientes et fantasmées.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes - Communauté : Trouvères et troubadours
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 10:45

 

 

Près de la cathédrale st front,

J’ai retrouvé les rues sans nom

Qu’au creux de ma prime jeunesse

J’ai arpenté l’esprit vagabond.

 

Sur le bord de l’isle, je scrute le pont

Des barils, où passent les bagnoles,

Et je ne remarque pas la cadence folle

des brumeux passants ni les klaxons.

 

A périgueux le soir venu

Les places à moitié vides

Me ramènent d’un pas avide

Vers les années de mon enfance.

 

Il y a en pétrocore des rivages modestes

Où j’aime me baigner

Et les places muettes, aux vagues motorisées

Sont les plages parfaites de mes songes.

 

J’hallucine et je crois voir les visages

Poupins d’anciens camarades d’écoles.

J’esquisse un sourire, et me rend compte

Bien vite, que l’on ne me rend point mon salut.

 

Dans la rue romaine je cherche le chemin

De mes souvenirs et me rappelle soudain les arènes !

Je foule les souvenirs-graviers, scène de marbre

En miette du théâtre de mes années lycéennes.

 

Je me retrouve en ces ruines

Me reconstitue pierre par pierre,

Ici un bras « château barrière »

Là ! un visage dans un reste de muraille.

 

La tour des gallo-romains résiste

Aux intempéries et ne trahis pas les rires

Enterrés, de mes camarades de jadis,

Sous les dalles de béton du musée vésunna.

 

Près de la porte normande au sommet de l’histoire

Je crois voir la belle romane

Qui s’en fuit dans le noir

Abandonnant un empire décadent.

 

Ce ne sont plus ces rues

Ou plus les mêmes personnes,

Vrai, je ne retrouverais plus

Mes tendres années d’automne.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes - Communauté : Les portes du merveilleux.
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 11:19

Au port de St jean de luz

Il y a si je ne m’abuse

Des voiliers bigarrés en grappes serrées,

Qui lorsque le vent les fait s’agiter

Ressemblent à un buisson de clochettes

A l’entre d'une fée, qui coquette

Se serait maquillée de rouge et de vert

Pour mieux resplendir sur toutes les mers.

 

Au port de St jean de luz

On observe au loin les muses

Des marins revenir à tire d’ailes

suivant les bateaux, dans les flots pastels

Ponctuant leurs aériennes envolées

d’un rire puis plongeant sans crier

sur un trône, telles des blanches reines

partageant le secret des sirènes.

 

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes - Communauté : Les portes du merveilleux.
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 15:14

 

Tout d’abord Cordoue, et ses ruelles du quartier de l’albaizin

Comme de labyrinthiques encenseurs nous perdent en son ventre,

Puis la chaleur accablante de ce corps urbain

Nous conduit sans que nous y prenions garde

Devant la façade ouvragée de la cathédrale mosquée.

 

Cordoue et la mezquita fabuleuse

Où nos corps s’oublient, se fondent, en milliers de colonnes

Dans l’ombre on perd conscience du temps, égarés corps et âme,

L’âme jadis prisonnière n’est plus que subsistance éthérée en cette édifice

Il y a comme une essence divine qui nous révèle

 le temps d’une balade un feux d’artifice Intérieur,

une ribambelles de figures inconnues venues des limbes de nos existences.

Au centre une cathédrale lumineuse, dorées à l’or fin exubérante

Autour une forêt de colonnes de marbre, en frondaison religieuse

Muette et immobile, géants de pierre aux ramures infinies

Nous transporte, nous véhicule, comme un tapis volant titanesque

vers cette terre promise d’un lointain passé.

 

Cordoue la nuit, et ses flammes comme des étoiles

Qui éclairent d’une lumière dorées toutes les façades

L’éternelle cordoue venue d’un conte de shérazad

Des milles et une nuits, soulève pour nous son voile

Et devient le temps d’un soir la concubine intrigante

Qui nous guide et de nous subjugue.

 

Sur le pont romain, le son étouffé d’un chant

Nous parvient. Du flamenco comme un puissant elixir

Nous laisse sans voix au bord du guadalquivir.

Les mains claques à un rythme endiablé,

Les femmes esquissent des pas de danse,

Et les rires des jeunes personnes résonnent

Comme pour désacraliser cette cérémonie andalouse

Qui se prolonge jusqu’au petit matin.

Par Guillaume Lebrin - Publié dans : poèmes - Communauté : Les portes du merveilleux.
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