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Que le soleil brille sur votre chemin!
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Méditations
Que le soleil brille sur votre chemin!
J'ai passé l'éternité à t'attendre,
dans l'anti-chambre je pensais
que je te trouverais là allongée,
mais à la longue
j'ai pensé l'éternité
comme une idée bien ridicule
pour décrire le temps des pensées.
J'avoue ne vouloir abdiquer
la pleine conscience
sauf pour une onirique rencontre,
une caresse fabulée.
Et lorsque les jours auront rallongés,
que nous serons, visages éclatants,
sous le dais, enflammés et transis
nous échangerons nos vrais noms,
nos senhals aux sons charmants.
A la lueur des torches
nous lierons nos mains sur nos poitrines,
et écouterons le flux et le reflux
de nos repirations impatientes et fantasmées.
Près de la cathédrale st front,
J’ai retrouvé les rues sans nom
Qu’au creux de ma prime jeunesse
J’ai arpenté l’esprit vagabond.
Sur le bord de l’isle, je scrute le pont
Des barils, où passent les bagnoles,
Et je ne remarque pas la cadence folle
des brumeux passants ni les klaxons.
A périgueux le soir venu
Les places à moitié vides
Me ramènent d’un pas avide
Vers les années de mon enfance.
Il y a en pétrocore des rivages modestes
Où j’aime me baigner
Et les places muettes, aux vagues motorisées
Sont les plages parfaites de mes songes.
J’hallucine et je crois voir les visages
Poupins d’anciens camarades d’écoles.
J’esquisse un sourire, et me rend compte
Bien vite, que l’on ne me rend point mon salut.
Dans la rue romaine je cherche le chemin
De mes souvenirs et me rappelle soudain les arènes !
Je foule les souvenirs-graviers, scène de marbre
En miette du théâtre de mes années lycéennes.
Je me retrouve en ces ruines
Me reconstitue pierre par pierre,
Ici un bras « château barrière »
Là ! un visage dans un reste de muraille.
La tour des gallo-romains résiste
Aux intempéries et ne trahis pas les rires
Enterrés, de mes camarades de jadis,
Sous les dalles de béton du musée vésunna.
Près de la porte normande au sommet de l’histoire
Je crois voir la belle romane
Qui s’en fuit dans le noir
Abandonnant un empire décadent.
Ce ne sont plus ces rues
Ou plus les mêmes personnes,
Vrai, je ne retrouverais plus
Mes tendres années d’automne.
Au port de St jean de luz
Il y a si je ne m’abuse
Des voiliers bigarrés en grappes serrées,
Qui lorsque le vent les fait s’agiter
Ressemblent à un buisson de clochettes
A l’entre d'une fée, qui coquette
Se serait maquillée de rouge et de vert
Pour mieux resplendir sur toutes les mers.
Au port de St jean de luz
On observe au loin les muses
Des marins revenir à tire d’ailes
suivant les bateaux, dans les flots pastels
Ponctuant leurs aériennes envolées
d’un rire puis plongeant sans crier
sur un trône, telles des blanches reines
partageant le secret des sirènes.
Tout d’abord Cordoue, et ses ruelles du quartier de l’albaizin
Comme de labyrinthiques encenseurs nous perdent en son ventre,
Puis la chaleur accablante de ce corps urbain
Nous conduit sans que nous y prenions garde
Devant la façade ouvragée de la cathédrale mosquée.
Cordoue et la mezquita fabuleuse
Où nos corps s’oublient, se fondent, en milliers de colonnes
Dans l’ombre on perd conscience du temps, égarés corps et âme,
L’âme jadis prisonnière n’est plus que subsistance éthérée en cette édifice
Il y a comme une essence divine qui nous révèle
le temps d’une balade un feux d’artifice Intérieur,
une ribambelles de figures inconnues venues des limbes de nos existences.
Au centre une cathédrale lumineuse, dorées à l’or fin exubérante
Autour une forêt de colonnes de marbre, en frondaison religieuse
Muette et immobile, géants de pierre aux ramures infinies
Nous transporte, nous véhicule, comme un tapis volant titanesque
vers cette terre promise d’un lointain passé.
Cordoue la nuit, et ses flammes comme des étoiles
Qui éclairent d’une lumière dorées toutes les façades
L’éternelle cordoue venue d’un conte de shérazad
Des milles et une nuits, soulève pour nous son voile
Et devient le temps d’un soir la concubine intrigante
Qui nous guide et de nous subjugue.
Sur le pont romain, le son étouffé d’un chant
Nous parvient. Du flamenco comme un puissant elixir
Nous laisse sans voix au bord du guadalquivir.
Les mains claques à un rythme endiablé,
Les femmes esquissent des pas de danse,
Et les rires des jeunes personnes résonnent
Comme pour désacraliser cette cérémonie andalouse
Qui se prolonge jusqu’au petit matin.
Exégèse